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Matériel : Hasselblad 500 c

Je vais vous présenter le système Hasselblad V à travers le premier modèle de la série qui est l’Hasselblad 500-c.
Alors, ça s’appelle le système Hasselblad V comme Victor Hasselblad qui est le nom du fondateur et c’est un système qui est apparu en 1957.

Alors, on connait aujourd’hui tous très bien Hasselblad, c’est une marque légendaire et ses appareils photos assez légendaire dans le monde de la photo. Et, ce que j’ai envie de vous présenter aujourd’hui à travers cet appareil, c’est un peu qu’est-ce qui a fait sa réputation et pourquoi cet appareil a été utilisé par des milliers et des milliers de grands photographes.
Donc, qu’est-ce qui a fait le succès légendaire de cette série d’appareil?

Premièrement, c’est son intelligence et son design. Enfin, c’est un très bel appareil, il est très bien fabriqué, il est plutôt beau mais plutôt son design dans sa conception et dans sa modularité. En faite, ce système a été imaginé sur l’idée d’un cube. Donc je vous le démonte entièrement. Le système est présenté sous la forme d’un cube ( qu’on voit ) qui est le boitier et sur chaque phase de ce cube, on peut plugger un accessoire.
Donc, là le premier accessoire c’est un dos. Alors, le dos en faite il contient un magasin avec un film ce qui permet en faite avant d’avoir fini le film de changer de dos. Par exemple, si on veut shooter en couleur et en noir et blanc, on peut faire une vue en couleur avant d’avoir fini toute sa pellicule. Du coup avant en argentique, une fois qu’on avait mis une pellicule couleur on pouvait pas en changer, ça, ça devenait quelque chose de très intéressant.

L’autre intérêt du dos interchangeable, par exemple, dans la photo de mode en studio, en faite plutôt que de rembobiner soit même sa pellicule, la changer et passer à une autre, on perdait assez de temps. Un assistant pouvait armer un dos, on enlevait tout simplement le dos qui était fini, il me donnait le nouveau dos et on pouvait continuer à travailler.
Pour les photographes professionnels, en studio ça permettait un gain de temps considérable.

Donc bien sûr, de l’autre côté on a l’objectif et on se retrouve avec un appareil à objectif interchangeable. C’est des objectifs à obturateur centraux. Donc, ça veut dire que l’obturateur n’est pas dans le boitier mais il se trouve dans l’objectif et le gros intérêt c’est pour la vitesse de synchronisation de flash. On n’est pas limité sur la vitesse de synchronisation de flash et donc on peut aller sur des vitesses bien plus élevées.

On a la personnalisation sur la phase de droite de l’entrainement, donc là on a une simple manivelle mais en faite on pouvait avoir une manivelle juste crantée ou carrément ajouter à un moteur ( après ça avait un prix différent ) mais ça pouvait être intéressant d’avoir un entrainement mécanique. On peut aussi personnaliser le viseur. Donc là moi sur le mien, j’ai un viseur poitrine qui me permet de viser par le dessus. Mais on pouvait très bien avoir un prisme à 48 degré ou à 90 degré et donc adapter son appareil à sa pratique.
Donc ça c’est un des points qui a fait le succès de la série V de l’Hasselblad, c’est cette personnalisation.

Une des autres raisons qui a ( c’est pas une vérité historique mais qui est à mon sens important ) pourquoi il s’est imposé dans la photographie de mode, je pense que c’est le format carré qui a contribué. C’est-à-dire que quand vous prenez une photo en studio, en faite on pouvait se permettre de laisser beaucoup plus de large à gauche et à droite, en haut et en bas et ça permettait de faire un recadrage pour le magazine à posteriori. En effet, la photo a été prise au format carré et dans le magazine, le recadrage a été fait soit au format paysage soit au format portrait en fonction de si on mettait une photo dans la page ou si on faisait une double page etc. Le format carré de Hasselblad a permis cette liberté en poste production ou au niveau de la publication sur le recadrage.

L’Hasselblad 500-c est un appareil photo moyen format ce qui veut dire qu’on charge des pellicule 120 et il a la particularité d’être un 6-6, c’est-à-dire un format carré. Alors, le format carré, ça a plusieurs intérêts on va dire. Ça a des limites, ça a des intérêts. Le premier intérêt que j’y vois c’est que contrairement au format rectangulaire où on va parler de portrait ou de paysage, dans un format carré on n’a pas de sens de lecture à priori. Donc ça peut être intéressant si on veut pas par exemple que notre image soit lu de gauche à droite ou de haute en bas ou inversement. C’est du coup un format qui est très adapté à un cadrage vraiment central et ça en fait pour moi ( ça c’est vérifié, par exemple, des grands photographes portraitistes comme Alvedon, ont beaucoup utilisés une sorte du champion du portrait ).

On vient charger notre dos de cette manière avec notre pellicule qui va être positionné dans le magasin. Alors, la particularité c’est qu’on a un petit élément qui vient plaquer le film, on vient amener la flèche sur le point rouge, notre dos est chargé. On enclenche et on vient faire l’armement, ensuite on va pouvoir commencer à prendre des photos.
Pour ce qui est de l’Hasselblad 500-c donc qui est le premier modèle de la série, c’est un appareil qui est entièrement mécanique; ce qui veut dire qu’il n’y a aucune électronique à l’intérieur. Il est très très fiable, il ne risque pas d’avoir de panne de batterie ou quoi que ce soit.

L’inconvénient c’est qu’il n’y a pas de cellule donc il va falloir sa mesure de lumière par un autre moyen. Le meilleur moyen est d’utiliser une cellule. ( Je vous en parle dans la vidéo que vous allez trouvez ici ). Si vous n’avez pas les moyens d’acheter une cellule, vous pouvez faire votre mesure sur l’application posemètre. Je vous fais la présentation de cette application et je vous montre comment elle marche ( dans une vidéo que vous allez trouver ici ou ici), sachant que la mesure à la cellule sera toujours plus sûr que la mesure avec votre smartphone.

Voilà, j’en ai fini de vous présenter cet appareil. Personnellement, c’est un appareil que j’utilise principalement pour du portrait serré. Il a beaucoup été utilisé en paysage aussi. J’ai même vu des gens l’utiliser en pays de rue, ça devient un peu plus sportif. C’est un appareil qui est très agréable parce qu’il porte toute une histoire et puis il est relativement beau, c’est un bel objet. On a du plaisir à l’utiliser et je trouve que ça contribue aux plaisirs photographiques.
Voilà, on le trouve en occasion on va dire à partir de 700 euros pour un kit complet avec un 80mm et un dos 120, pour ce qui est du 500 ensuite plus ça va être une série récente plus il va monter dans les prix. Et, puis aussi en fonction de l’état, s’il est vraiment en très bel état, il va revenir plus cher mais un kit dos plus boitier plus objectif, devrait pas à mon sens dépasser les 2000 euros aujourd’hui. Au-delà je ne trouve pas ça spécialement rentable. Donc, entre 800 et 2000 euros, vous pouvez vous équiper en série V chez Hasselblad. Il existe même aujourd’hui des dos numériques spécial série V. Vous pouvez toujours utiliser votre appareil en série V, un appareil de 57 avec un dos de 100 mégapixels. On va dire que c’est des dos qui sont relativement couteux mais les vieux dos commencent à être à un prix abordable. Je trouve que c’est un des intérêts, c’est que cet appareil peut fonctionner en argentique comme en numérique.

Voilà, j’en ai fini de vous le présenter. J’espère que ça vous a donné un éclairage sur les qualités de cet appareil et que ça vous donnera envie d’en trouver un et de pratiquer avec.
Je vous dis à la prochaine fois.

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