in apprendre l'argentique, Pour commencer

Tuto : le zone-focussing (hyperfocale) pour la photo de rue

Aujourd’hui on va parler d’une notion qui sert beaucoup en Street Photography et qui nous vient du paysage puis du reportage, c’est la distance hyperfocale ou hyperfocale.

Alors dans un premier temps pour être le plus précis possible, je vais vous lire la définition Wikipédia et je vous mettrais le lien dans l’article de ” Qu’est-ce que l’hyperfocale ou distance hyperfocale”.

Alors cette distance a deux propriétés : l’hyperfocale est la distance minimum à partir de laquelle le sujet est net si on fait la mise au point à l’infini.

Deuxième propriété : la mise au point faite sur l’hyperfocale permet d’obtenir la plus grande plage de netteté qui s’entend alors de la moitié de cette distance à l’infini.
Dans la pratique cette distance se mesure depuis le capteur. Alors, vous pouvez trouver ici la formule qui vous donne l’hyperfocale, elle dépend d’un certain nombre de facteurs, l’ouverture, la focale et les cercles de confluence et ça, ça va varier selon les films que vous utilisez et surtout ça va quand même plus varier du passage de l’argentique au numérique. Mais cette technique est utilisable en argentique comme en numérique. Initialement cette technique servait en paysage pour avoir la plus grande plage de netteté. Je vous le montrerais tout à l’heure avec des captures d’écrans et avec un objectif qui permet de le visualiser comme celui-ci dans 5 objectifs manuel mise sur le capteur de la caméra; quelles vont être les manières de la calculer simplement et de la visualiser surtout simplement.
Alors, vous allez voir tout à l’heure du coup comment on s’en sert en paysage, c’est relativement simple mais moi, elle m’intéresse surtout en reportage ou en street photography et pour la street photography, ce qui est important c’est plus la notion générale de plage de netteté. En street photography, généralement on a les sujets qui sont assez proches et on n’a pas besoin de la mise au point à l’infini. Enfin moi, personnellement je n’en ai pas besoin mais ce qui va être intéressant, c’est avec une focale donné, avoir une plage de netteté suffisante pour être sûre que son sujet est placé dans cette plage de netteté. Globalement, à force de pratique, par exemple, moi en street photography j’aime beaucoup le 28 mm. Je sais que quand mon sujet, un personnage prend tel place dans mon viseur c’est qu’il est à peu près à tel distance. Et par exemple, je sais que en street photograhy, je vais être à une ouverture de 8, avec mon mat de 28 mm, je peux avoir mon sujet net de 1 m à 2m70.

Donc je ne touche plus à ma bague de mise au point, je ne touche plus à mon ouverture et je sais que tant que mon sujet est entre 1m et 2m70, qui est une distance à peu près correcte avec un 28 mm pour avoir un sujet dans la rue, je suis assuré qu’il sera net.

Alors, cette technique me permet en particulier de gagner énormément en rapidité et de ne pas me soucier de la qualité de mon autofocus et c’est ce que je trouve intéressant avec les vieux appareils ou les vieux objectifs, c’est qu’une contrainte bien maîtriser peut devenir une force. Là, on a l’appareil qui a un défaut à priori, pas d’autofocus et qui avec la maîtrise technique qu’on peut acquérir nous permet d’avoir ” l’autofocus le plus rapide du monde “.

Donc je vais vous montrer en faisant une vue rapprochée de l’objectif de : comment visualiser et comment ça se concrétise sur le capteur. Ensuite, je vais vous montrer que c’est pas quelque chose de complètement fantasque. Je charge une pellicule dans l’appareil, je vais à l’aide de mon action-cam que j’ai dû camoufler avec du gaffeur parce qu’elle était blanche pour rester un minimum discret, la mettre sur l’appareil et on va aller faire un peu de street photography… Je vous développerais et scannerais les photos pour vous intégrer les photos pour que vous puisez voir concrètement dans quelle situation, quelle image ça a donné.

Je vous demanderais juste d’être indulgent avec la qualité générale des photos parce que je vais essayer de faire toute une pellicule en une seule balade avec le temps de la caméra qui est de 20 minutes. Donc le but sera plus de vous prouver que cette technique fonctionne et que vous puissiez la visualiser plutôt que de vous démontrer mes talents de street photographeur. Voilà un plan rapproché de mon objectif, je vais faire une petite description parce qu’il y beaucoup d’informations et justement ces informations sont importantes pour la notion d’hyperfocale.

Premièrement ce qu’on voit ici, c’est que c’est que c’est un objectif de 28 mm à 22. Donc c’est la bague de diaphragme. Là vous avez la bague qui bouge c’est la bague des mises aux points. Alors il y a deux échelles de valeurs, en pied donc en jaune et en mètre en blanc. Vous avez au milieu, ici l’endroit donc qui pointe sur, donc là par exemple j’ai une mise au point à 3m, ça pointe sur la bague de mise au point la distance à laquelle on l’a mis au point et la dernière bague qui elle ne bouge pas en faite indique la plage de netteté. Alors, vous voyez les chiffres sont dédoublés d’un côté et de l’autre de la distance de mise au point et ce qu’on peut voir par exemple, c’est que si je fais ma mise au point à 2m et que je suis à une ouverture de 8, je suis net de 1,2 m à 5m.

Si je fais la mise au point à un peu moins de 1m50 je suis net de 1m à 2m60, 2m70. Donc ça c’est très important, ça nous permet de choisir à priori sur quelle zone de notre image on veut être net.

Alors, si on veut appliquer la technique d’hyperfocale au sens stricte, qui est la grande plage de netteté qu’on peut avoir, on va choisir notre diaphragme, par exemple on va se mettre à 11 et on va mettre le chiffre de l’infini aligné avec le 11 ici et donc on sera net de 1,15 m à l’infini.

Si par contre, on ouvre à 56, on vient mettre l’infini à 56 et on sait qu’on va être net de 2m20 donc un peu plus de 2m à l’infini. Alors, ça c’est très important en paysage, en paysage ce qui nous intéresse c’est d’avoir la plus grande plage de netteté possible mais en street photography généralement on essaie d’avoir des personnages qui sont à portée de main presque. Capa disait, donc lui c’était un reporter de guerre ( enfin je crois que c’est Capa j’espère que je dis pas de connerie, je le corrigerais peut-être en post-production ) : ” Si un e image n’est pas bonne c’est qu’on était trop loin “ donc la street photography s’inspire beaucoup du reportage et généralement les photos sont faite de relativement près.

Alors pour bien vous montrer que cette notion de varie avec la focale de votre objectif, j’ai monté là à 50 mm, tout à l’heure on avait un 28 sur mon appareil et ce que vous pouvez voir c’est qu’en bougeant la bague de mise au point, si on veut être net, la plus grande plage de netteté qu’on puisse avoir avec cet objectif qui a une ouverture minimum de 16 c’est qu’on va être net de 2m60 à l’infini AF16.

Donc on a une plage de netteté qui est bien inférieure et si on veut l’utiliser, la plage de netteté avec un 50 mm en étant net par exemple de 1m50 à 3m10, ça va être possible mais ça devient beaucoup plus compliqué.

Pour le reportage et la street photography, il va falloir privilégier des focales maximum 35 mm. Moi je trouve qu’elle fonctionne très bien avec le 28 et avec un 21, on n’a presque plus besoin de faire la mise au point ou se s’embêter avec ça parce que quasiment tout va devenir net. La technique pour la street photography est vraiment à utiliser avec une focale de 28 voire 35 mm et il faut éviter d’aller plus loin parce que ça devient plus compliqué.

J’en ai fini de vous présenter la théorie autour de cette technique, je sais que c’est une notion qui est pas forcément évidente en théorie mais en pratique, elle est relativement simple et c’est pour ça que j’ai prévu de vous mettre avec la caméra embarqué les résultats de ce que peut donner l’utilisation de l’hyperfocale en street photgraphy. Je vous donne rendez-vous dans la prochaine vidéo.

Comme promis dans la dernière vidéo, nous allons partir expérimenter l’hyperfocale en street photography. Alors pour la street photography, j’aime bien avoir un film relativement rapide, donc je prends une Tri-X 400. Si vous voulez des informations sur cette petite boîte à pellicule, retrouvez-les dans la vidéo avec les liens juste ici ( Fabriquer sa boîte de transport de pellicule ). Je l’avais présenté la dernière fois.

https://www.youtube.com/watch?v=AMBuM5WKoZs

Alors au passage, petite technique pour charger rapidement un Leica, on vient insérer la pellicule ici, on peut tirer et on a juste à refermer. On charge, on arme, alors on fait bien attention en armant donc ça c’est valable pour tous les appareils photos argentique. On peut éventuellement tendre un peu et quand on arme il faut que la manivelle bouge. Là on est sur la première vue, on va pouvoir y aller. J’ai plus qu’à mettre la petite caméra. Je sais c’est un peu un sacrilège de mettre ça sur un Leica mais je pense que ça va vous donner une bonne vision de ce qu’est l’expérience, de ce que je peux voir et des résultats qu’on peut obtenir. On est parti.

Alors, première photo juste une petite indication sur les réglages que j’ai choisis. Je suis avec une pellicule 400 ISO, je me suis au 250ème de seconde AF-8, la mise au point juste avant de mettre ce qui me permet d’être net à 1m20 à quasiment 5m ce qui est assez phénoménal. ( Hop : prise de photos)

Là, pour la dernière photo particulièrement, j’ai un peu changé les réglages. Je suis passé à une ouverture de 4 au millième ce qui du coup me permet d’être net de 2m à 1m30. Donc, là je vais être obliger de beaucoup plus me rapprocher. Alors, vous avez vraiment pu le remarquer, je vise assez peu j’essaie d’évaluer à peu près le cadrage de mon 28.

Alors, pour la suite de la vidéo je vais retourner à des réglages qui me permettent d’avoir une plus grande plage de netteté surtout pouvoir prendre les choses d’un peu plus loin peut-être. ( Prise de photo )

Je vais essayer de rejoindre une zone avec un peu plus de monde parce que là c’est pas la joie. Pas grand monde, pas grand chose à se mettre sous la dent. Donc je vous dis à toute à l’heure.

Alors on arrive sur une petite place, il y a de l’animation. On va faire un petit tour voir ce qu’on a à se mettre sous la dent. ( Hop on bouge un peu plus ). En faite, il y a du monde mais il n’y a pas grand chose. Tiens, là-bas il y a des pigeons, on va aller voir ce que ça donne les pigeons, ils ont toujours un côté photogénique les animaux. ( prise de photo ). Ce qui est assez sympa, c’est que, vous voyez il y a des gens qui réagissent des fois mal si vous voulez voir quelques photographes de rue se faire taper, vous regardez Bruce Gilden, je pense que c’est un mec qui a pris des noms dans sa vie. Mais bon, ici comme ils disaient, on est à Marseille, on est détendu et les gens sont assez sympa, voilà.

Bon, la deuxième photo n’a pas un grand intérêt, la première vous me dirais non plus mais vous pouvez avoir de bonnes surprises. En tout cas, c’est un bon moyen de dépasser ses peurs et de travailler son intuition parce qu’on va être toujours un peu partager entre par exemple ” aller vite parce qu’on a peur et ralentir pour maîtriser “. Donc il va falloir trouver le bon dosage entre rapidité d’exécution et maîtrise de sa photographie.

Un petit truc : quand on a fait une photo parce que des gens nous a interpellé et que du coup on a modifié ses réglages parce qu’on a eu le temps etc, ne pas oublier après de se remettre à la bonne distance de mise au point pour la plage de netteté qu’on veut sinon les photos qui vont suivre risquent de ne pas êtres très nettes.

Je suis désole pour les murs verticals, j’ai pas un truc qui me remet l’action-cam automatiquement comme il faut.

Voilà, j’en ai terminé avec cette petite démo sur l’hyperfocale. J’ai pas encore vu les photos par avance je m’excuse si elles ne sont pas extraordinaire. C’était pas évident, je voulais boucler ça en 20 minutes. Je me sentais pas forcément toujours à l’aise avec l’action-cam d’ailleurs je pense qu’une petite GoPro Session serait plus discrète que celle-là mais bon on fait avec ce qu’on a. Je vais rembourser la vidéo qui est gratuite. Je récupère ma pellicule. Si ce genre de format vous intéresse, n’hésitez pas à le dire dans les commentaires. J’en ferais d’autres, éventuellement des shootings de couples, de familles, peut-être du paysage, peut-être d’autres street photography pour aborder des points plus précis, je sais pas, comment aborder les gens dans la rue ou à contrario, comment être le plus discret possible, comment diriger un couple ou ne pas le diriger… enfin pour qu’ils se sentent le plus à l’aise possible, comment gérer les enfants pendant une séance de photo de famille. Voilà, à vous de décider, je vous laisse me dire ce que vous avez envie de voir comme type de shooting.

D’ici là je vous souhaite de faire de très bonnes photos. A très vite!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *